Transformer sa vie par l'Auto-hypnose



hypnose1Depuis plusieurs siècles, les techniques d’hypnose ont fréquemment été utilisées pour faire sensation auprès du grand public et diffuser un parfum de mystère dans les salles de spectacles.

Par conséquent, des paroles telles que : « Vos paupières deviennent lourdes…vous n’entendez plus que le son de ma voix » ou « Je compterai jusqu’à 3 et votre corps deviendra raide comme un morceau de bois » évoquent davantage les shows télévisés et les phénomènes de foire que les recherches sérieuses qui ont été faites dans ce domaine.
Mais l’hypnose ne se limite pas à cela. Pratiquée sous la guidance d’un thérapeute confirmé ou dans le cadre de ce que l’on nomme « l’auto-hypnose », cette discipline peut devenir véritablement thérapeutique, médicale, et se présenter comme un outil efficace de développement intérieur.

Les textes de la mythologie nous révèlent que les Anciens révéraient un Dieu nommé « Hypnos », le Dieu du sommeil. L’hypnose, cette technique qui peut s’apparenter à un sommeil éveillé, y aurait trouvé son nom il y a fort longtemps.
On sait aussi que dans l’antiquité, le magnétisme et l’art de la suggestion (liés à l’hypnose) étaient déjà pratiqués à des fins thérapeutiques. La médecine d’alors connaissait certaines lois du psychisme et savait manier la science des influences, la parole sacrée qui renforce et guérit. Elle avait une fonction sacerdotale et le prêtre était également docteur et magicien.

Cet art de guérir par la suggestion était également utilisé en Chine – lorsque le Bouddhisme y était encore réellement actif et vivant – en Inde, par le Brahmanisme, et était connu des Aztèques précolombiens. En Europe, on en retrouve les traces sous la forme des « temples du sommeil » en Grèce et en Egypte.

Pratiquée à nos portes depuis le 18ème siècle et fréquemment associée au magnétisme, l’hypnose a rapidement été entrevue dans nos pays comme outil de guérison et de thérapie. Sa capacité à modifier, voire à élargir la conscience de l’individu et à le faire accéder à des ressources enfouies au plus profond de son subconscient, en ont rapidement fait un allié de la médecine. Par cette technique, le thérapeute active à l’intérieur de son patient une énergie d’auto-guérison et peut le faire accéder à une dimension habituellement endormie de son être, à partir de laquelle il peut dénouer ses propres blocages comportementaux, énergétiques, émotionnels…

Anesthésie sans chimie


Du point de vue purement médical, l’un des intérêts majeurs accordés à l’hypnose par la médecine moderne est sa capacité à provoquer une insensibilisation d’une partie spécifique du corps du sujet. Elle peut ainsi être employée pour compléter l’effet des sédatifs ou s’y substituer totalement dans certains cas. C'est dans le monde anglo-saxon, dès le XVIIIème siècle, que l'on trouve les précurseurs de l'utilisation de l'hypnose (alors appelée magnétisme animal ou mesmérisme) en anesthésie.
En France, les médecins Eugène Azan et Paul Broca rendirent compte d'une intervention pratiquée sous anesthésie hypnotique devant l’Académie des Sciences, en 1859. En 1860, le chirurgien Alfred Velpeau présenta les travaux d’un autre chercheur dans ce domaine : le médecin James Braid à l'Académie des sciences. Celui-ci définissait l’hypnose comme un « sommeil nerveux ».
En Belgique, l’anesthésie par hypnose (hypnosédation) est couramment utilisée aujourd’hui au Centre Hospitalier universitaire de Liège, dans le cadre de l’anesthésie-réanimation et lors d’interventions chirurgicales bénignes. D’ailleurs, la reine Fabiola a été opérée de la thyroïde avec l'aide de cette technique en janvier 2009.

 

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