Le yoga, réconcilier le corps et l'esprit

En raison du mode de vie occidental de plus en plus sédentaire et coupé de la nature, un nombre impressionnant de personnes souffrent de troubles physiques, émotionnels ou psychiques. Ce mal-être général contribue chaque jour à augmenter le fossé que notre culture a placé entre le corps et l'esprit, entre l'âme et la vie matérielle.

Devant cette constatation, on peut se demander si l'antique science du Yoga – qui repose sur la sagesse des anciens initiés et prône la réconciliation du corps et de l'esprit, la vie en harmonie avec les grandes forces de la nature – ne pourrait pas apporter une aide précieuse à celui qui veut prendre soin de toutes les dimensions de son être...

 

 A l'heure actuelle, la plupart des centres culturels et structures de loisirs proposent des cours de yoga. Qu'ils soient individuels ou collectifs, ces ateliers ont fleuri un peu partout près de chez nous, à tel point que la plupart des gens connaissent le mot «yoga» et ont déjà, au moins une fois dans leur vie, goûté à ses bienfaits ou vu des personnes le pratiquer.

Si ce terme s'est vulgarisé et résonne bien souvent à nos oreilles comme un synonyme de « détente, relaxation et bien-être », sa véritable signification, quant à elle, nous est généralement beaucoup moins familière. Sa vocation et son origine le sont encore moins, à tel point que, rares sont les individus qui savent aborder le yoga de manière profonde et recevoir tous les bienfaits physiques, psychiques, spirituels qu'il peut apporter.


Quelle est l'origine du Yoga ?

 

Le terme « yoga » provient de la racine sanskrite « juj » signifiant « atteler et unir ». L'union dont il est question est celle du corps et de l'esprit ou, plus précisément, de l'âme individuelle – appelée « âtman » – à l'esprit universel et divin : « le Brahman ». On retrouve d'ailleurs cette notion d'unir le grand et le petit, le microcosme et le macrocosme, l'humain et le divin, dans le terme « religion » (provenant de la racine latine « religere » : relier). Néanmoins, le yoga est bien loin des religions. Il se présente plutôt comme un ensemble de disciplines permettant de maîtriser sa propre nature inférieure, afin qu'elle devienne l'instrument de la conscience supérieure et lumineuse. C'est pour cette raison que le mot « yoga » signifie également « atteler ». Le Yogi (pratiquant du yoga) s'entraîne à rendre docile sa nature humaine, sa monture, afin que le cavalier (l'âme, la nature divine de l'être) puisse réellement s'en servir comme véhicule et outil sacré.

Selon les spécialistes, le yoga serait apparu il y a environ 6000 ans, en Inde... mais sans doute le principe du yoga est-il encore plus ancien, datant du moment où les premiers Fils de la Lumière se sont levés sur la terre. C'est néanmoins entre le IIème et le Vème siècle avant J.C que Patañjali codifie la philosophie du yoga dans les Yoga Sūtra. Il y rend hommage, en premier lieu, à la perpétuelle chaîne de transmission « Maître-disciple » ou « Gourou-chela1 » (NDBP : 1- Le terme « gourou » désigne le Maître bienveillant sans qui rien n'est possible, l'enseignant, le guide de la Lumière sur le chemin. Si ce mot a été sali et galvaudé par la culture occidentale, en Inde, il n'est prononcé qu'avec respect et humilité.)
Pour Patanjali, le but principal du yoga est la cessation de l'agitation du mental, c'est-à-dire : la maîtrise parfaite de la pensée et de la concentration. Cette maîtrise délivre de la fausse identification à la personnalité mortelle et aux pensées, sentiments, désirs qu'elle suscite. Elle permet de cultiver le souvenir de l'Etre Véritable, de la Source Divine de l'âme, et de sortir de la confusion du petit « je », qui génère la souffrance.
L'objectif ultime du yoga est l'accession à l'harmonie parfaite, à l'unité corps-esprit. Cet état est potentiellement accessible à tout être humain.

Egypte et Yoga

 

yoga2Certaines recherches historiques ont démontré que le yoga tirait ses origines de l'ancienne Egypte, celle des véritables Pharaons et des Fils du Soleil – celle d'avant la chute. Cette science incroyable, cette culture de l'Homme, aurait rayonné sur le monde tel un soleil et trouvé un écho particulier en Inde, où elle aurait pris racine.
Ainsi, il existe un yoga égyptien très proche du hatha-yoga, dont certains enquêteurs tels que Yogacharya Babacar Khane, par exemple, ont retrouvé les traces. Pour les initiés de l'époque, les postures de yoga, la science de la respiration et de la concentration mentale étaient une simple préparation de l'individu à la Magie sacrée et à la Haute Théurgie qu'ils découvraient par la suite. Par cette discipline, le candidat apprenait à faire circuler l'énergie de manière optimale dans son corps et à se libérer des blocages physiques ou psychologiques résiduels qui auraient pu freiner, voire empêcher sa progression ultérieure.
Car contrairement aux idées reçues, il faut savoir que le fait de cheminer vers la Lumière véritable, vers le divin, vers l'âme... active et fait remonter à la surface toutes les imperfections conscientes ou inconscientes, tous les blocages enfouis, tous les nœuds karmiques personnels, familiaux... du pèlerin.
Celui-ci se trouve alors devant l'obligation de nettoyer « sa maison » (son corps, sa personnalité, ses véhicules subtils) de fond en comble s'il ne veut pas se trouver envahi et bloqué par ses propres défauts et déchets invisibles. Il doit apprendre à guérir en lui tous les anciens troubles, toutes les blessures les plus profondes avec douceur et amour. Il lui faut ainsi clarifier tout ce qui est opaque en lui afin que la Lumière d'un nouveau jour puisse le traverser et accomplir son œuvre magistrale. Pour opérer cette restructuration-guérison de l'être global, le yoga et toutes les disciplines qui passent par le corps et le mouvement sont une aide précieuse. Si ces arts ne suffisent pas à unifier l'âme individuelle à la conscience du Tout, à l'Esprit sacré éternel, ils sont néanmoins une bonne préparation aux autres disciplines ou un bon accompagnement dans cette quête.
Sur le chemin de l'Initiation, la préparation est l'essence-même du chemin. Le corps physique et les corps subtils ainsi apprêtés et nettoyés peuvent ensuite supporter plus aisément les hautes vibrations de l'esprit, sans que le candidat à l'éveil ne se trouve dans un déséquilibre trop prononcé et perturbant.


 

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